MBANDAKA : LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’ÉQUATEUR SOUMET SES RECOMMANDATIONS AU VICE-GOUVERNEUR POUR UNE RÉVISION DURABLE DE LA LOI AGRICOLE EN RDC
Dans le cadre du plaidoyer pour l’amélioration du cadre politique et juridique de l’agriculture en République démocratique du Congo, une délégation des organisations de la société civile de la province de l’Équateur a remis, ce vendredi 30 octobre 2026, au vice-gouverneur de la province, Thomas Boyenge Ifaso, un document contenant ses recommandations relatives à la révision de la loi agricole.

Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre du projet « Suivi communautaire des moteurs commerciaux de déforestation dans la province de l’Équateur », mis en œuvre par l’ONG GASHE (Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement), avec l’appui de la Norvège.
À cette occasion, Ingila Iloa Jho Black, chargé du programme, a rappelé les principales recommandations formulées par les organisations de la société civile à l’issue de l’atelier de concertation organisé du 20 au 21 octobre 2026 à Mbandaka, autour de l’amélioration du cadre politique et juridique de l’agriculture en RDC.

Parmi les recommandations présentées figurent notamment la préservation des forêts primaires dans la révision de la loi agricole, la prise en compte du plan d’aménagement du territoire, ainsi que l’obligation pour les entreprises agro-industrielles de signer des cahiers des charges avec les communautés locales et de contribuer à la réalisation d’infrastructures sociales en leur faveur.
Les organisations de la société civile recommandent également une participation active des communautés locales à toutes les étapes des activités d’exploitation forestière dans leurs milieux, la définition de mécanismes transparents de gestion et de redevabilité envers les communautés et les autorités provinciales, ainsi que la limitation des superficies des terres exploitées par les entreprises industrielles. Elles préconisent, par ailleurs, que ces entreprises soient placées sous le contrôle des gouverneurs de province.
En réaction, le vice-gouverneur Thomas Boyenge Ifaso a salué et encouragé l’initiative portée par les organisations de la société civile de l’Équateur. Il a assuré que le document serait transmis au Gouvernement central par l’intermédiaire de l’Assemblée nationale, afin que les recommandations formulées puissent être prises en compte dans le processus de réforme de la loi agricole en RDC.
À travers cette démarche, les organisations de la société civile entendent faire entendre les préoccupations des communautés locales et des peuples autochtones, tout en contribuant à l’élaboration d’un cadre juridique agricole qui concilie le développement de l’agriculture, la protection des forêts et le respect des droits des communautés.
La délégation de la société civile s’est déclarée satisfaite de l’issue de cette audience, qui constitue une étape dans le processus de plaidoyer engagé au niveau provincial en faveur d’une réforme agricole prenant en compte les enjeux sociaux, fonciers et environnementaux.
